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La communauté des Demoisailes

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Sport, santé, poids, dérapages alimentaires, complexes : mon expérience

Publié par Demoisailes sur 23 Septembre 2014, 13:31pm

Catégories : #Activité physique, #Cocoonez vos papilles!

Bonjour à toutes et à tous! Je reviens aujourd'hui pour vous partager un petit bout de ma vie concernant le sport, mon poids etc. Pas dans le but de parler de moi bien sûr, ça je pense que vous et moi, on s'en tamponne les amygdales avec une babouche. Non plutôt pour vous expliquer comment j'ai réussis à être plus en bonne santé, et surtout surtout comment je suis passée d'une ado complexée, à une adulte toujours un peu complexée mais qui prend du plaisir à faire du sport. Parce qu'on a beau nous bassiner avec cinq fruits et légumes par jour et mangez bougez, je pense que beaucoup ne font pas de sport pour plein de raisons compréhensibles: peur de se blesser, peur du ridicule, peur de l'échec, manque de temps, manque d'argent, ou simplement de pas savoir, comment se motiver, quel sport ou activité physique choisir, etc. Alors je me dis que si cet article peut aider au moins l'une d'entre vous, au moins à dédramatiser et à déculpabiliser, alors il a une raison d'être! Peut être aussi que cet article pourra faire réfléchir, notamment au rôle que l'on a en tant qu'adulte, ami, parent.

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Cet article va être très long donc s'il ne vous intéresse pas, ne le lisez simplement pas =)

Le sport, on y a tous et toutes été confrontés, au moins pendant l'enfance. Vous savez à cette période ou déjà certains sont bien dans leur peau, très mignons, et d'autres subissent les moqueries (qu'est ce que les enfants peuvent être vache entre eux!), et développent déjà des complexes à un âge où ne devrait ne se soucier que du jeu que l'on va inventer à la prochaine récré. A cette époque (primaire), j'étais une fillette très grande pour son âge, et rondelette. Je me sentais du coup masculine physiquement, ce qui était en total contradiction avec ce que j'étais mentalement. Le sport à l'école était pour moi une vraie source de stress et de rejet: les filles qui faisaient de la danse me faisaient rêver, avec leur grâce naturelle, et les instituteurs et institutrices les valorisaient en les comparant aux autres sans se rendre compte de l'incidence que ça peut avoir sur des petits esprits en construction. Par contre pour les sports types handball, j'étais toute aussi nulle mais j'avais la niaque, et de la force du fait de ma carrure, donc c'était un peu moins l'angoisse. En dehors de l'école par contre j'adorais bouger, du moment que je n'étais pas en situation d'être évaluée et jugée. Poussée (à juste titre) par mes parents je me suis inscrite au basket (comme mon grand frère ;) ) et là encore j'étais archi nulle. Mais j'avais une entraineuse super sympa. Et j'ai commencé à développer un truc assez drôle que j'ai encore malgré moi à 23 ans. L'un des exercices consistait à faire des tirs au paniers les unes après les autres et à parier si la personne qui tire va marquer ou pas. Les filles pariaient souvent que je n'y arriverais pas et quand c'était le cas je marquais invariablement mouahaha. (et sinon je ne marquais jamais chercher l'erreur!).

Puis vint le collège, l'envie de plaire et la peur encore plus grande du ridicule et j'étais encore plus complexée. Ces années ont été assez horribles de ce point de vue. Et du coup je ne faisais plus tellement de sport car au basket je me suis retrouvé avec des filles encore plus grandes et plus rondes que moi qui surtout étaient très brutes et méchantes donc j'ai arrêté d'y aller. Je ne me rappelle que de deux profs de sport. L'une m'en a dégouté, elle était odieuse et ne comprenait absolument pas à quel point une séance de gymnastique peu être stressante pour une ado (vous savez quand vous passez les uns après les autres et que du coup toute voter classe vous regarde pendant que vous tentez de réaliser l'exercice le plus simple qui pourtant pour vous est ultra dur!). L'autre et revanche avait tout compris et m'avait dit "si on te mettait dans une pièce seule, sans fenêtre pour qu'on ne te regarde pas tu ferais des choses magnifiques, mais dès que quelqu'un peut te voir tu te ferme". Bah oui et ça s'appelle l'adolescence, tout simplement. Le complexe du homard, ça vous dit quelque chose?

Puis, fin des années collège, j'ai décidée de tout changer. Je ne voulais plus être moche ou plutôt me sentir moche. Je ne voulais plus être emprisonner dans mes complexes et mon corps. J'ai commencé à arrêter de suivre la pire des règles de politesse en matière de santé: j'ai nommé.... celle de finir son assiette! Et oui parce que dans ma famille on remplissait beaucoup les assiettes. Et la finir quand vous n'avez plus faim c'est radical pour prendre du poids. En changeant uniquement cette habitude, j'ai commencé à fondre, c'est dire! Encouragée par cela, je me suis mise à suivre d'autres règles de bon sens: finis les gouters ultra copieux de gâteaux industriels, je m'autorisais un seul gâteau industriel par gouter, et si j'avais encore faim je complétais avec quelque chose d'un peu plus sain comme du pain. J'ai donc continuer à perdre du poids, et je me suis mise à faire des exercices de fitness à la maison, jusqu'à en faire une heure tous les soirs. L'activité physique est une véritable drogue, car elle vous permet de secréter des endorphines, les hormones du bonheur! J'étais donc devenu complètement accro, et les résultats sur mon corps m'encourageaient bien évidement. Au passage les garçons qui se moquaient de moi au collège me draguait fortement et je peux vous dire que je prenais un plaisir fou à les rembarrer!!! J'ai continué ainsi pendant peut être trois-quatre ans. En parallèle, je me suis inscrite à un sport génial le Taï Jitsu Dô! Il s'agit d'un art martial qui a la particularité de ne comporter aucune compétition, le pied pour moi! En effet, depuis toute petite, lorsque j'allais au basket, je restais le plus possible à admirer les entrainements d'arts martiaux qui se d"déroulaient dans la salle d'à côté, sans envisager que je pourrais m'y mettre! Il faut dire qu'il y a souvent un minimum d'âge. Donc en parallèle de mon heure de gym quotidienne, je pratiquait ce sport une fois par semaine, pendant une heure et demi. Je le faisais avec une amie. Au début j'étais nulle à ce sport aussi, puis j'ai très rapidement progressé. Je vous passe les détails, mais là où je voudrais en venir c'est que du coup je n'étais plus dans le rôle de l'amie un peu nulle par rapport à mon amie et je pense que ce fait est entré en jeu dans nos disputes... Parfois, on a une image, une place, un rôle pour quelqu'un, même auprès d'amis qui nous veulent consciemment du bien mais qui inconsciemment de supportent que très moyennement que les choses changent voir s'inversent. Soyez donc vigilent à cela, si vous vous sentez nulle.. Peut être qu'on vous incite aussi à le penser, ou que l'on ne vous aide pas tant que ça. L'histoire serait beaucoup plus longue à raconter et ce récit n'a rien à faire ici mais je voulais vous en partager un bout car cela me semble important.

Revenons à nos moutons. Je disais donc que j'ai continué ainsi plusieurs années. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf que bizarrement, les gens autour de moi commençaient à surveiller ce que je mangeais, et à me faire des remarques. Que je ne comprenais pas. Jusqu'à réellement me prendre la tête! J’appréciais enfin à peu près mon corps, même si bien sur j'avais encore des parties qui ne me plaisaient pas mais en gros j'étais contente! Bon je rentrais dans mon tout premier soutien gorge, que j'avais du commencer à porter en CM2 (ça traumatise ^^), mais c'était tellement génial de se sentir à l'aise, de se sentir un peu plus jolie, de pouvoir faire ce que l'on veut de son corps. Oui sauf que j'étais tellement contente de ces changements que j'étais contente de pouvoir sentir un peu mes côtes... Vous commencez à voir où je veux en venir? J'ai eu le déclic un jour où je triais mes photos, je suis tombé sur la photo d'une nana qui mangeait un hamburger, ses poignets étaient ultra fins, elle nageait dans un sweet informe. Puis au bout d'une petite minute pendant laquelle je croyais que c'était une image internet pour un exposé, j'ai réalisé que c'était une photo de moi! Le choc!!!!!

A partir de là, j'ai renversé la vapeur, toujours autant de sport car j'adorais ça, mais j'ai remangé normalement. Mon estomac avait rétréci, je ressentais beaucoup moins la sensation de faim donc j'ai remangé un peu plus au fur et à mesure. Je précise que je n'ai jamais été maigre, j'ai toujours gardé des rondeurs notamment au niveau des hanches, je ne ressemblait pas du tout à une personne anorexique, disons que j'ai pris conscience des choses à temps.. Si je vous raconte ça c'est aussi pour aider les personnes qui seraient sur la mauvaise pente, sans s'en rendre compte, comme moi ai début. Les choses peuvent aller assez vite et c'est toujours dommage de se rendre malade. Comme je suis toujours resté gourmande et que pour moi je ne faisais pas de régime à proprement parlé je n'ai pas du tout eu de mal à revenir à une situation "normale". Cette expérience m'a appris notamment une chose: chacun et chacune a sa propre morphologie, et quels que soient vos efforts, vous ne pourrez pas forcément la changer. Même quand je mangeais trop peu et que je faisais plus d'une heure de sport par jour, j'avais toujours des hanches rondes, j'avais toujours les bras ronds et de la cellulite. Résultat quand quelqu'un de "bien" attentionné me suggère de faire des efforts pour remédier à ces défauts physiques, je peux l'envoyer balader sans culpabiliser: je suis faite comme ça et je n'y peux rien. Et il y a bien plus grave dans la vie! Donc je ne peux que souhaiter à celles et ceux qui complexent l'adage que tout le monde s’évertue à répéter: il faut s'accepter telle que l'on est. Ou si vous préférez, la prière de la sagesse, c’est à dire d'avoir la force de changer ce qui peut l'être et d'accepter ce qui ne peut être changé. Quel que soit le domaine.

La suite est simple et assez commune à beaucoup de gens je pense: je me suis posée affectivement et mentalement. Donc quelques kilos sont venus, mais j'ai un rapport que je pense être sain avec la nourriture, même si étant très gourmande, j'ai tendance à déraper si je ne fais pas un minimum attention. Je pratique un autre art martial qui me correspond encore mieux, deux fois par semaine quand mon travail le permet et je fais du sport quand je peux, toujours avec un énorme plaisir. Dans mon sport (l'Aiki taï dô) j'ai trouvé une sorte de cocon dans lequel je me sens bien. Ça a beau être un sport individuel, je n'avais jamais vu autant de solidarité et de cohésion ailleurs.Tout le monde s'aide et est bienveillant envers les autres. C’est bien simple je les adore et ce qui est agréable c’est qu'ont est tous extrêmement différents, en terme d'âge, de métiers etc. Les plus jeunes ont 13 ans je crois, et les plus âgés, plus de la soixantaine. Le sport est resté une drogue mais je suis obligée de réduire la dose à cause de mon planning!

Cet article étant déjà extrêmement long, je vais m'arrêter là =) Je vosu ferais d'autres articles sur les différents sports que je pratique, avec des conseils pour démarrer, progresser, etc. et idem par rapport à l'équilibre alimentaire si cela vous intéresse.

J'espère sincèrement que cet article vous aura plus plu qu'il ne vous aura soulé et surtout qu'il pourra aider certains ou certaines!

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Gros bisous et comme d'habitude, bon cocooning!!!!!!!!

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